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Par Fred Lavolet
le 27 mars 2011
Ils viennent de Williamsburg, Brooklyn, sont cinq généralement, jouent de plus de 40 instruments et nous proposent, avec Weathervanes, un album d'indie-pop irrésistible dès la première écoute. Un tourbillon de textures organiques et synthétiques, de précises structures rythmiques et de subtiles harmonies vocales composent le tableau de fond d'une histoire, qui en treize titres, nous raconte les amours d'un adolescent qui court après celle qu'il aime, toujours présente mais insaisissable. Les Freelances Whales sont signés chez Frenchkiss, le label des Local Natives, Passion Pit et autres Dodos, un gage de qualité dont il serait dommage de se priver.
Qu'est-ce qui vous a amené à devenir musicien ?
Nous sommes tous musiciens depuis un bon moment maintenant, bien avant que l'on ne se rencontre. Certains d'entre-nous ont pris des cours de chant, de piano ou de batterie, d'autres ont simplement pris quelques cours à l'école. En fait, on joue tous de plusieurs instruments et on chante tous. On a commencé la musique par plaisir avant tout.
Vous jouez donc de plusieurs instruments...
Oui, si on fait le compte à nous tous, on joue plus de 40 instruments, c'est venu un peu comme ça. Dès qu'un instrument nous plait, on essaie de se l'approprier. Par exemple, l'un d'entre-nous est arrivé un jour avec un banjo, depuis on s'est presque tous mis au banjo ! C'est d'ailleurs comme cela qu'un de la bande nous a rejoint, il a recherché banjo sur Internet et a vu une audition pour Freelance Whales...
Vous êtes beaucoup dans le groupe, comment répartissez-vous les tâches ?
On ne bosse pas vraiment tous ensemble au départ. On bosse des morceaux chacun de notre côté, on a des petits home-studio qui nous permettent d'enregistrer nos idées, nos compositions. C'est pas vraiment important qui fait quoi, ce qui est essentiel pour nous c'est que chacun apporte sa pierre à l'édifice. On essaie ensuite d'améliorer ensemble les morceaux qui nous plaisent et une fois terminé on voit qui jouera quoi ou qui sera le plus heureux de jouer telle ou telle partie.
Comment vous-êtes vous rencontrés ?
On s'est rencontré via Internet en fait. On avait chacun notre projet de notre côté, assez sérieusement mais sans être vraiment très concentré dessus. Je pense que l'on avait tous envie de quelque chose de plus sérieux et c'est peut-être ce qui nous a réunis au départ.
Vous êtes New-Yorkais, que pensez-vous de la scène musicale de NYC ?
Il y a vraiment beaucoup de groupes, rien que dans mon quartier il y a peut-être 12 salles avec 5 groupes qui jouent par soir. Et s'ils ne sont pas tous bons, il y en a d'excellent. Ce n'est donc pas très évident de savoir ce que l'on va apporter de nouveau et comment on va trouver une vraie personnalité en tant que groupe dans tout cela. C'est aussi pour cela que nous avons commencé par jouer dans le métro, pour tenter de se faire remarquer.
Votre nouvel album est sorti il y a peu, quelle était l'idée de départ de cet album ?
On avait envie de belles harmonies, de mélanger les instruments tels le banjo et les synthés, de belles harmonies de voix aussi. Pour les textes, tout est parti des rêves que nous faisions et nous en avons fait une histoire. On trouvait intéressant créativement de s'inspirer des rêves pour écrire, c'est un exercice que nous avions déjà eu l'occasion de faire lors de classes d'écriture. Le challenge, c'était de faire de ces rêves quelque chose de cohérent et de poétique, avant que chacun puisse s'y retrouver.
Vous finissez actuellement votre tournée par quelques dates européennes...
Oui, nous célébrons même la fin ce soir ! C'était génial de voir et de jouer pour tous ceux qui sont venus nous voir. C'est incroyable de voir des gens qui ne parlent pas forcément votre langue, qui ont une autre culture adhérer avec autant enthousiasme à notre musique. C'est un sentiment très fort.
Quelle est la ville qui vous a le plus inspiré ?
La ville la plus excitante pour nous, c'est Amsterdam. C'est superbe, l'architecture est très belle et le café est excellent làs-bas. Et puis les gens sont vraiment très amicaux et chaleureux. Edimbourg est superbe aussi.
Vous avez particulièrement soigné le livret qui accompagne l'album...
Oui c'est un illustrateur chilien que l'on adore, Joachim Cochena, qui s'en est chargé. Un de nos amis nous a montré cette incroyable vidéo faite par Joachim. On l'a contacté et on lui a envoyé l'album et il a fait ces dessins, c'était incroyable, il en a même fait de courtes animations...
Vous prenez du plaisir à jouer live ?
J'ai vraiment adoré jouer live comme cette fois à Bruxelles, sur une scène énorme avec un son terrible, on se croyait dans un stade. Ce qu'il y a de bien sur scène, c'est que le live te permet de constamment façonner et modifier ta musique.
Cela vous arrive t-il d'improviser sur scène ?
Un peu, de temps en temps. Lors de notre première tournée, nous avions certainement un son pourri. Ensuite, on a commencé à travailler de plus en plus, en essayant de comprendre ce que les groupes faisaient et que nous ne faisions pas, c'est aussi comme cela que tu peux te faire une idée si ta musique est bonne ou pas. Lorsque que l'on improvise, ce que l'on tente de faire est de prendre une idée, de l'amener vers autre chose et d'essayer de faire en sorte qu'elle soit encore meilleure que l'idée d'origine.
D'où vient le nom de votre groupe ?
Rien de vraiment précis en fait, c'est plutôt une combinaison de sons qui nous évoquent différentes choses. De nos jours, à New-York, tout le monde est freelance de ci ou de çà, et nous aimons bien l'idée d'autonomie. Nous pensons aussi que les baleines sont des animaux véritablement fascinants, ce qu'elles représentent, symbolisant le paradoxe d'être le plus grand mammifère sur terre et d'être de minuscules épingles perdues dans l'océan.
Comment avez-vous trouvé une maison de disques ?
On n'a pas vraiment cherché un label en fait. On était en train d'essayer de faire un disque et de le jouer sur scène. On a envoyé le disque à personne, on y pensait de temps en temps mais on était bien trop occupé à enregistrer. On a réalisé aussi que c'était aussi le boulot des maisons de disque de trouver les artistes et pas le contraire. Et ils nous ont trouvé !
Des projets futurs ?
On finit la tournée et on rentre à la maison écrire de nouvelles chansons...Ensuite, on repart en tournée aux USA avec un groupe anglais. Et on enregistrera peut-être de nouveaux morceaux.
Freelance Whales, Weathervanes (Frenchkiss, Mom & Pop, Sony Music)
Ils viennent de Williamsburg, Brooklyn, sont cinq généralement, jouent de plus de 40 instr...
Posté par romain
Rock en Seine 2011 >> Samedi 27 août,
le 08/07/11
Voilà pour vous expliquer mon petit problème. j'ai...
Posté par Pauline
Rock en Seine 2011,
le 07/07/11
Bonjour je cherche a échanger ma place acheté avec...
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