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Par Fred Lavolet
le 5 février 2010
Axel Concato, leader du jeune groupe Axel & The Farmers, a sorti déjà deux singles d’un album qui, si les maisons de disques s’y penchent quelques secondes, ne devrait pas tarder à être dans les bacs. Né en France, il fait ses premières armes en tant que poly instrumentiste à Londres. Représenté par Andy Ross, remarqué par Paul McCartney, des titres sélectionnés pour la compile « Maje En Scène 2 », Axel et ses fermiers d’acolytes font du rock, avec une batterie un peu électro, des claviers subtils mais omniprésents, du rock à la Bowie ou Television, des références qu’Axel ne rejette pas d’ailleurs. Il nous en dit plus…
Axel, peux-tu me dire comment t’es venue l’envie de devenir musicien ?
Je viens d’une famille de musiciens, mon père était batteur dans des groupes de variétés dans les années 70 en fait. Mes frangins sont musiciens aussi donc c’était assez naturel que je me retrouve aussi dans la musique. Quand j’étais gamin, je bidouillais sur des machines, je faisais du piano, un peu de guitare, mais sans vraiment me poser de questions. J’ai commencé à jouer de la batterie dans un groupe de rock où on faisait des reprises de Led Zep ou Deep Purple, un peu comme beaucoup d’ados je crois…
Et puis j’ai commencé à croire de plus en plus au fait de devenir musicien. De Rouen je suis parti à Paris, je n’y suis pas resté très longtemps d’ailleurs, je suis vite parti à Londres rejoindre un de mes frangins. J’ai toujours été assez fasciné par la scène rock londonienne, forcément, ça m’intéressait de voir comment ils abordaient la musique. La manière de voir la musique d’ailleurs n’est pas si différente qu’ici en France, mais je crois qu’ils ont peut-être une plus grande culture musicale, faut avouer qu’à Londres par exemple il y a des concerts partout, tout le temps et énormément de musiciens.
Tu as donc commencé comme musicien à Londres ?
Oui, voilà, j’ai fait des bonnes rencontres là-bas, notamment Andy Ross (NDLR : membre du groupe Ok Go et fondateur du label Serious Business Records, directeur artistique du label Food Records qui a notamment signé Blur) qui m’a permis de commencer à tourner avec des groupes.
J’ai commencé en tant que clavier en fait. J’écoutais pas mal de musiques électroniques à l’époque, mais aussi des mecs comme Brian Eno, Prince qui faisait une musique bourrée de synthés. Donc les synthés analogiques m’ont assez vite passionnés, j’ai pas mal bidouillé et j’ai appris sur le tas à me servir de ce genre de machines, je suis parti à fond dans les synthés à partir de ce moment-là.
Tu jouais avec un groupe là-bas ?
Je suis parti en Angleterre avec mon Juno-106 acheté à 18 ans et un synthé Farfisa. Le groupe punk dans lequel je jouais de temps en temps aimait le son que je produisais avec ce synthé Farfisa. Alors on a commencé à jouer ensemble, ça a duré deux ans, on a pas mal tourné dans les festivals.
C’est une super expérience d’être investi dans un groupe anglais mais à l’époque je bossais en parallèle avec un vieux pote de Rouen, Barth. En fait, nos parents jouaient dans le même groupe quand ils étaient jeunes. Lui était déjà signé sur Food Record pour son premier album et on a co-écrit quelques morceaux ensemble pour ses albums. J’aimais surtout bosser sur l’aspect production des projets de Barth, à l’époque je me voyais pas trop leader de groupe, j’étais bien à ma place d’homme de l’ombre.
Et aujourd’hui, tu as décidé de te mettre en avant avec ton projet Axel & The Farmers…
Au bout d’un moment, ça peut devenir assez frustrant de toujours ramener des idées aux autres.J’ai toujours fait des morceaux de mon côté aussi chez moi mais je crois que j’ai mis du temps à trouver mon style en fait. J’aimais tellement de musiques différentes, pendant très longtemps je faisais des morceaux qui allaient dans tous les sens. Mais après 4 ans passés à Londres, je suis rentré en France et je me suis retrouvé avec une dizaine de titres assez cohérents pour en faire un album.Parmi ces morceaux il y en a que j’ai composé il y a peut-être déjà six ans ! C’est un peu une compile du meilleur de ce que j’ai fait depuis que je compose des morceaux.
On a pu te découvrir l’année dernière avec ton premier Ep « Dream #7 »…
Ce morceau m’est venu d’une façon assez marrante, je sortais de voir le film Lost in Translation, et dans la B.O, j’avais adoré le titre « Sometimes » des My Bloody Valentine. J’ai fait Dream #7 en voulant faire un morceau un peu dans la même humeur que ce morceau.
Après pour le sortir, c’est ma rencontre avec Vincent Nayrolles (Ndlr : patron du label Bleep Machine) qui a été déterminante. Il m’a proposé de signer un contrat avec lui pour sortir un disque et il m’a surtout donné confiance dans mon truc. Dans la lancée, j’ai monté mon groupe et on a commencé à faire des concerts. Et puis on a décidé de lancer Axel & The Farmers sur le morceau le plus fort de l’album, Dream #7 donc. En parallèle, on s’est dit que peut-être un label assez costaud pour sortir l’album avec un peu de promo pourrait être intéressé, parce que pour le moment on n’a toujours pas signé avec une maison de disques et on attend ce moment avec impatience…
Aujourd’hui, tu sors également un deuxième Ep « Dance Hall » avec des beaux remixes…
Dance Hall, c’est le morceau le plus patate et dansant de l’album. Quand on le joue sur scène, je sens tout de suite la réactivité des gens parce que c’est un morceau assez immédiat et accrocheur, c’est pour ça qu’on s’est dit que cela avait un sens de le sortir en single et aussi de le faire remixer par des mecs comme Black Devil Disco Club, Fraction ou Blatta & Inesha.
Alors dans cet album, on pourra y entendre quoi ?
Pas mal de choses, certains morceaux sont influencés par la Surf Music à la Beach Boys. Ce sont globalement surtout des morceaux pop-rock bidouillés avec un peu d’électro. Si on devait faire une comparaison, ce que l’on a trouvé de plus proche c’est la trilogie berlinoise de David Bowie (Low-Heroes-Lodger) une petite référence ! Sans blague en tout cas, je serais super fier de pouvoir arriver à la cheville de ces albums-là, super innovants à mon sens. Et d’un point de vue plus perso, tous les morceaux de mon album correspondent à un moment précis de ma vie, c’est un petit agenda sonore de ces dernières années passées, je retrouve mes états d’esprits et les lieux par lesquels je suis passé.
Tu dis avoir mis beaucoup de temps à sélectionner parmi tous les morceaux composés ceux qui font partie de l’album, tu as le syndrome Prince, tu as un coffre avec des centaines de compos ?
J’aimerais bien être comme lui, mais je pense qu’il a une formule, comme les Beatles, pour pouvoir faire autant de morceaux et pouvoir les sortir, malheureusement je n’ai pas cette formule, chaque nouveau morceau est une nouvelle expérience pour moi. Si je devais refaire un Dream #7 demain, je ne saurais pas comment faire…
Deux de tes titres ont été repris par la marque Maje pour leur compilation, la musique et la pub font bon mariage selon toi ?
La pub, faut reconnaître que c’est un bon moyen de faire connaître sa musique. Et, avec un peu de chance, si certaines personnes plus curieuses découvrent le reste de ma musique grâce à ça, je trouverais ça très bien. Et puis je ne peux pas cracher sur la pub parce que j’en vis aussi. De temps en temps, on me fait confiance pour faire un morceau pour une marque, un site Internet…C’est aussi ce qui m’a permis d’arrêter de faire des petits boulots à côté.
Comment tu fais de la musique concrètement ?
Je bosse sur ordi, je bidouille beaucoup mais je n’ai pas vraiment envie que ça sonne électro. J’ai commencé par bosser avec des sampleurs et Cubase, maintenant je bosse sur Pro Tools. Mais j’ai vite dépassé le côté technologique pour passer mon temps sur le côté musical et bosser mes pianos, mes effets…C’est très important pour moi ce côté production, parce qu’effectivement je veux développer ma carrière en tant qu’artiste mais je veux aussi me développer en tant que producteur. Ces derniers temps, je travaille sur pas mal de groupes parisiens et j’essaie de leur ramener un son assez personnel, une identité. Aujourd’hui, il y a de moins en moins d’argent pour aller en studio, tout le monde marche un peu à la « Do It Yourself ».
Tu peux me parler de ta rencontre avec Mark Gardener du groupe Ride ?
J’ai rencontré Mark un soir dans un concert à la Bellevilloise. Mélanie Bauer de Radio Nova, qui nous suit et nous soutient pas mal depuis le début m’a présenté Mark au moment où je venais de finir les enregistrements studio de l’album. J’avais besoin de quelqu’un pour mixer et donner un son particulier, une identité à l’album. A l’époque, j’écoutais un peu des trucs de cette scène ShoeGaze comme My Bloody Valentine, The Jesus and Mary Chain mais je n’avais jamais écouté Ride. Après cette rencontre, j’ai écouté ce qu’il faisait, je l’ai recontacté et on a commencé à bosser ensemble. J’ai été très impressionné par son efficacité et sa capacité à ramener des idées alors que j’avais des idées asses définitives sur ce que je voulais.
Tu composes, tu produis mais tu écris aussi les textes ?
Oui, en fait je fais tout ! Dans un premier temps, je pense essentiellement à la musique. Les textes font partie intégrante de la musique pour moi, les sonorités des mots sont importantes, vont se marier avec tel ou tel son, tout cela est très lié. Les mots viennent aussi quand je compose des mélodies à la guitare ou au clavier.
Axel sur scène, ça donne quoi ?
C’est un choc thermique un peu, je sors de chez moi et tout d’un coup il faut se mettre en avant et faire le show. Franchement, ce n’était pas dans ma nature au départ. C’est sûrement pour ça d’ailleurs que je me reconnais bien dans cette scène ShoeGaze où les groupes font de la musique mais s’abstiennent de se jeter dans la foule.
Mais en même temps j’adore ca, je trouve cela hyper excitant. C’est aussi ça l’idée de faire de la musique, parce que ce n’est pas en étant un groupe indé que l’on se fait de l’argent. L’idée, c’est plus de voyager un peu, de confronter notre musique à un public plus large et de rencontrer d’autres artistes.
Axel & The Farmers, Dream #7 & Dance Hall (Bleep Machine, IdolWeb)
http://www.myspace.com/axelandthefarmers
Ils viennent de Williamsburg, Brooklyn, sont cinq généralement, jouent de plus de 40 instr...
Posté par romain
Rock en Seine 2011 >> Samedi 27 août,
le 08/07/11
Voilà pour vous expliquer mon petit problème. j'ai...
Posté par Pauline
Rock en Seine 2011,
le 07/07/11
Bonjour je cherche a échanger ma place acheté avec...
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